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Charles, directeur marketing : « Lever les peurs des entrepreneurs est plus important qu’une réforme fiscale »

Charles, directeur marketing : « Lever les peurs des entrepreneurs est plus important qu’une réforme fiscale »

Après l’article de Nadi, PDG de Workibox, c’est à moi d’expliquer quelle énergie me pousse à relever ce défi incroyable : débarrasser les entrepreneurs de la paperasse et de la phobie administrative !

En quelques lignes, voici un résumé de mes motivations, au travers de 10 ans d’expérience dédiés au web, au service public et aux PME.

10 ans au service de la transformation des missions du service public

Depuis 10 ans, je travaille dans le web. C’est un terrain de jeu incroyable. Je me suis presque toujours consacré à des missions services publics (GDF, Mairie de Paris – sur le budget participatif, Élysée, Ministères). Pourquoi ce secteur ?

Parce que j’ai eu très tôt l’intuition que les transformations numériques de ces missions seront les plus fortes. Et peut-être suis-je encore un peu naïf (je n’ai « que » 33 ans) mais le bien commun j’ai envie que ça marche !

A partir de là voici la grande question : faut-il travailler à cet objectif “de l’intérieur” (en tant que fonctionnaire) ou “de l’extérieur” (en tant que prestataire) ?

Ma petite entreprise connait bien des crises

Workibox est ma 1e expérience de créateur (à la différences de mes partenaires multi-récidivistes de la création d’entreprise) mais j’ai toujours travaillé dans des petites boites (à une exception près). Je trouve que l’énergie et le pragmatisme des PME est sans égal. Alors la question a été vite réglée : oui travailler pour l’intérêt général mais de l’extérieur !

Cette expérience m’a aussi amené à réfléchir sur l’entrepreneuriat et la vie des PME (1e employeur de France – faut-il encore le rappeler).

Qu’ai-je appris en tant que collaborateur dans des petites entreprises (entre de 10 à 50 employés) ? Qu’ai-je ressenti de la part de mes collègues et de mes patrons ? Quel est le problème récurrent qui a toujours freiné le développement de ces entreprises ?

La peur ! La peur de se lancer, la peur de se planter, la peur de la réaction des clients, la peur de se faire licencier, la peur des prud’hommes, la peur de l’URSSAF etc. En tant que salarié, je me suis même rendu compte que cette peur saisit paradoxalement ceux qui sont censés être les mieux protégés. “Trop de droit tue le droit”.

Et que fait-on quand on a peur ? Rien tout simplement. On ne fait rien.

“N’ayez plus peur”

Alors que fait-on ? Comment retirer cette peur ?

Tradition française et héritage monarchique obligent, pour résoudre un problème on se tourne toujours vers plus haut. Dans l’attente du grand soir salvateur. Tout le monde parle de révolution : fiscale pour les uns, sociale pour les autres. Et la dernière présidentielle n’a pas fait exception. Même l’heureux candidat centriste et modéré n’a pas pu s’empêcher d’appeler son livre-programme… « Révolution » !

Mais les réformes qui se succèdent en France changent assez peu cet état d’esprit. Elles ajoutent même souvent de la confusion et de la complexité administrative.

Mon constat est qu’il ne faut pas attendre de “grandes réformes” ni même des “chocs de simplification” qui n’arriveront jamais. Il faut agir dès aujourd’hui pour une simplification dans les faits, pas dans les textes. En termes technico-juridiques on parlerait d’une simplification “à droit constant”. Plutôt que modifier encore et sans cesse la législation, il est déjà possible de mettre à disposition des usagers – citoyens et entrepreneurs – un sous-ensemble soigneusement choisi parmi les possibilités innombrables. Par soigneusement choisi, je veux dire « solide et qui permette de lever les peurs de se tromper ». En procédant ainsi, on évite de toucher aux “acquis” et situations particulières existants, ce qui est la grande excuse de l’inaction.

Les journaux économiques sont remplis de tribunes qui appellent à moins de taxes et de régulations. Mais les grands groupes disposent déjà les outils pour cela. Car ils existent mais nécessitent souvent l’expertise des spécialistes du droit social et fiscal pour en bénéficier.

Dans ce contexte, l’objectif de Workibox est double :

  • mettre ces éléments (certains très simples comme la SAS à capital variable) à la portée de tous.
  • Se parler, s’aider, s’accompagner. Nous animons un forum de 7 000 entrepreneurs qui s’entraident bénévolement. Une entraide dont les employés de grands groupes seraient surpris 🙂

Vous rassurer, être à votre écoute est pour nous la clef du changement. Nous l’avons observé avec nos premiers clients : le contact humain reste ce qui manque le plus aux entrepreneurs qui se sentent si isolés dans leur projet.

Quand les administrations et les multinationales se cachent derrière des plateformes et des centres d’appel, nous proposons le bon vieux accès direct par téléphone : 01 83 62 89 02, ou pour les moins accros au téléphone, un échange par tchat.

La tâche et les attentes sont immenses pour lever une à une les peurs des entrepreneurs pour que chacun réalise son rêve, ou tout simplement vive du travail qui l’intéresse.

Nous ne sommes pas sûrs d’y arriver. Mais nous ne pouvons pas nous interdire d’essayer.